Table des matières
Introduction
L’électricité est partout dans l’entreprise. Tableaux, machines, éclairages, postes de travail, équipements de sécurité : toute l’activité repose sur des installations électriques dont la fiabilité conditionne à la fois la productivité et la sécurité des personnes. Pourtant, ces installations vieillissent, évoluent, se modifient au fil des années. Un défaut invisible peut suffire à déclencher un incendie ou un accident grave.
C’est précisément pour anticiper ces risques que la réglementation impose aux entreprises de faire vérifier régulièrement leurs installations électriques par un bureau de contrôle accrédité. Attestation Consuel, vérification initiale, vérification périodique : derrière ces appellations techniques se cache un cadre légal précis que tout employeur doit maîtriser. À ces obligations s’ajoutent des contrôles complémentaires comme le certificat Q18 ou la thermographie infrarouge Q19, demandés par les assureurs pour évaluer le risque incendie.
Chez Acritec, bureau de contrôle accrédité COFRAC en Rhône-Alpes, nous accompagnons quotidiennement les entreprises, industries et collectivités dans la vérification de leurs équipements. Dans ce guide complet, nous faisons le point sur les obligations réglementaires, les différents types de vérifications, leur périodicité, leur déroulement et les bonnes pratiques pour aborder ces contrôles avec sérénité.
Pourquoi vérifier ses installations électriques est une obligation
Le cadre réglementaire français
Les vérifications électriques en entreprise ne relèvent pas d’une simple bonne pratique : ce sont des obligations légales strictement encadrées par plusieurs textes.
Le décret n° 2010-1016 du 30 août 2010 définit les obligations de l’employeur pour l’utilisation des installations électriques sur les lieux de travail. Il pose le principe selon lequel l’employeur doit maintenir ses installations en conformité avec les règles de sécurité tout au long de leur durée d’exploitation.
L’arrêté du 26 décembre 2011 précise ensuite les modalités concrètes de ces vérifications : qui peut les réaliser, quels points contrôler, comment formaliser le rapport, à quelle fréquence intervenir. Cet arrêté constitue le texte de référence technique pour les contrôleurs électriciens et pour les employeurs.
Le Code du travail, notamment ses articles R.4226-14 à R.4226-21, formalise l’obligation pour l’employeur de faire procéder à la vérification initiale et aux vérifications périodiques par un organisme accrédité.
Enfin, pour les Établissements Recevant du Public (ERP), le règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique (notamment l’article EL 19 de l’arrêté du 24 septembre 2009) ajoute des exigences spécifiques. Pour les Immeubles de Grande Hauteur (IGH), c’est l’article GH4 de l’arrêté du 30 décembre 2011 qui s’applique.
Pour approfondir le sujet, l’INRS propose une synthèse complète du cadre réglementaire sur la prévention du risque électrique en entreprise.
Qui est concerné ?
L’obligation de vérification concerne tous les établissements employant du personnel, sans distinction de taille ni de secteur d’activité. Concrètement, cela couvre :
- les Établissements Recevant des Travailleurs (ERT) : bureaux, ateliers, entrepôts, sites industriels ;
- les Établissements Recevant du Public (ERP) : commerces, restaurants, hôtels, salles polyvalentes, établissements de santé, écoles ;
- les Immeubles de Grande Hauteur (IGH) ;
- les installations temporaires : chantiers, expositions, événements en plein air.
Que vous soyez une PME industrielle, une collectivité locale ou une enseigne commerciale, l’obligation de vérification s’applique dès lors que des travailleurs ou du public sont susceptibles d’être exposés au risque électrique.
Les responsabilités du chef d’entreprise
C’est l’employeur ou le chef d’établissement qui porte la responsabilité directe du contrôle des installations électriques. Il doit faire réaliser les vérifications, conserver les rapports, assurer le suivi des observations et lever les non-conformités dans les délais impartis.
En cas de manquement, les risques sont multiples et concrets :
- Sanctions de l’inspection du travail : mise en demeure, amende administrative, voire prescription d’une vérification immédiate aux frais de l’employeur.
- Responsabilité pénale : en cas d’accident corporel grave, la responsabilité de l’employeur peut être engagée, notamment au titre du manquement à l’obligation de sécurité.
- Fermeture administrative : pour un ERP, la commission de sécurité peut émettre un avis défavorable à la poursuite de l’exploitation.
Au-delà de la dimension réglementaire, la vérification des installations électriques est avant tout un acte de prévention. Une installation contrôlée est une installation dans laquelle on peut travailler en confiance.
Les différents types de vérifications électriques
Il existe plusieurs types de vérifications, chacun répondant à une finalité précise. Les confondre conduit souvent à des oublis ou à des doublons. Voici le panorama complet, présenté dans l’ordre chronologique de la vie d’une installation.

L’attestation Consuel
Le Consuel (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Électricité) délivre l’attestation de conformité indispensable au raccordement d’une installation neuve ou modifiée au réseau de distribution électrique. C’est la toute première vérification réalisée sur une installation électrique : sans cette attestation, le gestionnaire de réseau (Enedis le plus souvent) ne procédera pas à la mise sous tension.
Le Consuel et la vérification initiale ne se confondent pas. Les deux démarches sont complémentaires et interviennent à des moments distincts pour garantir la sécurité des travailleurs sur leur lieu d’exercice.
Acritec accompagne ses clients pour l’obtention des formulaires DRE Consuel, étape clé dans tout projet de construction ou de rénovation.
La vérification initiale
La vérification initiale intervient avant la première mise en service d’une installation électrique, une fois celle-ci raccordée. Elle est également obligatoire après toute modification structurelle importante : changement du schéma des liaisons à la terre, augmentation de la puissance de court-circuit de la source, adjonction de circuits de distribution, réaménagement d’une partie d’installation (article R.4226-14 du Code du travail).
Son objectif : s’assurer que l’installation est conçue et réalisée conformément à la norme NF C 15-100 et aux exigences réglementaires applicables au lieu de travail. Elle constitue le point de départ du dossier de vérification de l’installation et sert de référence pour toutes les vérifications périodiques ultérieures.
Concrètement, le vérificateur s’appuie sur les documents techniques fournis par l’entreprise (plans, schémas unifilaires, notes de calculs, descriptifs des installations de sécurité) et procède à une inspection détaillée sur site.
La vérification périodique
Une installation électrique se dégrade dans le temps. Les composants vieillissent, les usages évoluent, des modifications mineures s’accumulent. La vérification périodique vise à s’assurer du maintien en conformité de l’installation au regard des règles de sécurité.
Sa périodicité est annuelle pour la grande majorité des établissements. Toutefois, l’arrêté du 26 décembre 2011 prévoit une possibilité de passage à une périodicité bisannuelle lorsque le dernier rapport ne comporte aucune observation, ou lorsque les observations ont été levées avant l’échéance suivante. Cette dérogation s’applique sous réserve d’une décision de l’inspecteur du travail.
Le rythme des rapports mérite une attention particulière. Un rapport détaillé est établi tous les quatre ans : c’est ce que l’on appelle le quadriennal, qui recense l’ensemble des points contrôlés de l’installation. Les trois années intermédiaires, le vérificateur fournit un rapport simplifié, centré sur l’évolution de l’installation et le suivi des observations. Dans tous les cas, ces rapports doivent être conservés et tenus à disposition de l’inspection du travail.
La vérification Q18 (référentiel APSAD)
Le certificat Q18 est un compte-rendu de vérification des installations électriques au regard du risque d’incendie et d’explosion, défini par le référentiel APSAD D18. Il est demandé par la majorité des assureurs pour évaluer chaque année le niveau de risque des installations électriques de l’entreprise.
Important : le Q18 n’est pas une obligation légale au sens du Code du travail. Il s’agit d’une exigence contractuelle imposée par les assureurs. Cependant, son rôle est central : c’est sur la base du Q18 que l’assureur fixe les conditions de prise en charge, ajuste les primes et décide d’éventuelles exclusions.
Le Q18 ne se limite pas aux locaux à risques. Il couvre l’ensemble des installations électriques de l’établissement et complète, sans le remplacer, le rapport de vérification réglementaire. Seuls les organismes autorisés par le CNPP (Centre National de Prévention et de Protection) peuvent délivrer ce compte-rendu.
La thermographie infrarouge (certificat Q19)

La thermographie infrarouge est une technique d’inspection sans contact qui permet de détecter des échauffements anormaux invisibles à l’œil nu. Connexions desserrées, déséquilibre de phases, surcharges localisées : autant d’anomalies qui annoncent une défaillance et qui peuvent provoquer un incendie si elles ne sont pas traitées.
Le contrôle par thermographie donne lieu au certificat Q19, complément naturel du Q18, également défini par un référentiel APSAD. Cette inspection se réalise sur des installations sous tension et en charge, ce qui permet de capter des phénomènes thermiques qui n’apparaîtraient pas lors d’une vérification visuelle classique.
Chez Acritec, la thermographie infrarouge est intégrée à nos prestations et nos équipes sont formées à son interprétation. C’est un outil de prévention particulièrement efficace, dont nous voyons concrètement la valeur ajoutée sur le terrain.
Cas particulier : les installations photovoltaïques en autoconsommation
Le développement de l’autoconsommation et de la production d’énergie solaire fait des installations photovoltaïques un sujet de vérification à part entière. Qu’elles équipent une toiture industrielle, un bâtiment tertiaire ou un ombrière de parking, ces installations présentent des spécificités techniques qui justifient un contrôle dédié.
La vérification porte notamment sur la partie courant continu (modules, câblage, coffrets DC), les onduleurs, les dispositifs de coupure et de sectionnement, la mise à la terre et les protections contre les surtensions. L’enjeu est double : garantir la sécurité des personnes et des intervenants, et prévenir le risque d’incendie propre aux installations photovoltaïques.
Une vérification initiale est réalisée à la mise en service, suivie de vérifications périodiques. Acritec contrôle les installations photovoltaïques dans le cadre de ses prestations de vérification électrique.
Cas particulier : les bornes de recharge IRVE
Avec l’électrification du parc automobile, les infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) se multiplient dans les entreprises, les collectivités et les parkings. Ces bornes constituent une installation électrique spécifique, soumise à vérification.
Le contrôle d’une IRVE porte sur la conformité du raccordement, les dispositifs de protection différentielle adaptés, la mise à la terre, la signalisation et la protection des usagers. Comme pour toute installation électrique, une vérification initiale précède la mise en service, complétée par des vérifications périodiques.
Acritec réalise la vérification des installations IRVE, un domaine en forte croissance qui demande une expertise technique spécifique.
Cas particulier : les installations temporaires de chantier
Les installations électriques temporaires (chantiers, expositions, événements) sont elles aussi soumises à vérification avant mise en service. Pour les chantiers soumis à coordination SPS de catégorie 1 ou 2, ou dont la puissance d’alimentation dépasse 100 kVA, l’intervention d’un organisme accrédité COFRAC est obligatoire. En deçà de ces seuils, une personne qualifiée interne à l’entreprise peut réaliser la vérification, à condition de posséder les compétences requises.
Sur les chantiers de longue durée, une vérification périodique annuelle s’ajoute à la vérification initiale.
À quelle fréquence faire vérifier ses installations ?
La périodicité des vérifications dépend du type d’établissement et de la nature de l’installation. Voici un récapitulatif des cas les plus courants.

| Type d’établissement | Vérification initiale | Vérification périodique |
|---|---|---|
| Établissement soumis au Code du travail (ERT) | Avant mise en service ou modification structurelle | Tous les ans (possibilité de tous les 2 ans sous conditions) |
| ERP du 1er groupe (catégories 1 à 4) | Avant ouverture au public | Tous les ans |
| ERP du 2e groupe (5e catégorie) | Avant ouverture au public | Selon règlement de sécurité applicable |
| Immeuble de Grande Hauteur (IGH) | Avant mise en service | Tous les ans (installations et éclairage des parties communes) |
| Installation temporaire de chantier | Avant mise en service | Tous les ans pour les chantiers de longue durée |
| Vérification Q18 (demande assureur) | Sans objet | Le plus souvent annuelle |
| Thermographie infrarouge Q19 | Sans objet | Annuelle ou selon préconisation assureur |
Au-delà de la périodicité, certains événements déclenchent une nouvelle vérification :
- modification de la structure de l’installation,
- demande de l’inspection du travail.
Comment se déroule une vérification électrique ?
Une vérification réussie commence avant l’intervention sur site. Voici les étapes clés.

La préparation
Le bureau de contrôle a besoin d’accéder à certains documents pour mener sa mission dans de bonnes conditions :
- les schémas unifilaires des tableaux électriques et un synoptique général ;
- le plan de masse avec implantation des prises de terre et canalisations enterrées ;
- les notes de calculs justifiant du dimensionnement des canalisations et des dispositifs de protection ;
- le descriptif des installations de sécurité et l’effectif maximal des locaux ;
- pour les locaux à risque d’explosion, les déclarations CE de conformité et notices d’instruction des matériels installés.
L’entreprise doit également mettre à disposition un représentant qualifié chargé de l’entretien des installations, ou à défaut un préposé connaissant le site, pour assurer les manœuvres de coupure et de remise en service nécessaires aux essais.
L’intervention sur site
Le vérificateur Acritec procède à une inspection visuelle des tableaux, canalisations, dispositifs de protection, prises de terre et appareils. Il réalise ensuite une série de mesures et d’essais : contrôle de la continuité des conducteurs de protection, mesure de la résistance de la prise de terre, déclenchement des dispositifs différentiels, vérification du calibrage des protections.
Une coupure électrique basse tension est obligatoire pour garantir la fiabilité de certains essais. Elle est planifiée en amont avec le client pour limiter l’impact sur l’exploitation.
Le rapport et le suivi
À l’issue du contrôle, l’entreprise reçoit un rapport de vérification réglementaire détaillant tous les points contrôlés. Chaque observation est qualifiée (non-conformité, point d’attention, recommandation) et accompagnée des références réglementaires associées.
Ce rapport doit être :
- conservé pendant toute la durée d’exploitation de l’installation ;
- tenu à disposition de l’inspection du travail ;
- transmis à l’assureur si demandé (ou complété par un Q18 dédié) ;
- exploité pour planifier les actions correctives.
La levée des observations est la dernière étape, souvent la plus négligée. Une non-conformité signalée puis non traitée expose l’entreprise à un risque accru en cas de contrôle ou de sinistre.
Qui peut réaliser ces vérifications ?
L’accréditation COFRAC, un gage de qualité
Les vérifications réglementaires des installations électriques doivent être réalisées par un organisme accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) ou par une personne compétente interne à l’entreprise. Cette accréditation garantit la compétence technique du bureau de contrôle, son indépendance et la fiabilité de ses rapports.
Le COFRAC est l’unique instance habilitée en France à délivrer ce type d’accréditation. La liste complète des organismes accrédités est consultable sur le site officiel du COFRAC.
Acritec est accrédité COFRAC et intervient au quotidien sur les vérifications Consuel, initiales, périodiques, Q18, Q19, photovoltaïques et IRVE dans toute la région Rhône-Alpes.
Comment choisir son bureau de contrôle
Au-delà de l’accréditation, plusieurs critères font la différence dans le choix d’un partenaire :
- la proximité géographique, gage de réactivité en cas d’intervention urgente ;
- la disponibilité et la qualité de la relation client ;
- l’éventail de compétences : un bureau capable de réaliser également les vérifications incendie, désenfumage, équipements de levage ou thermographie évite la multiplication des intervenants ;
- la clarté des rapports, leur accessibilité et leur exploitabilité.
Combien coûte une vérification électrique ?
Le coût d’une vérification dépend de la surface de l’établissement, du nombre de tableaux, de la complexité de l’installation et du type de prestation. Un devis détaillé reste indispensable. Une planification anticipée permet aussi d’éviter les surcoûts liés à des interventions en urgence.
Acritec, votre bureau de contrôle en Rhône-Alpes
Implanté depuis 20 ans à Moirans, Acritec est un bureau de contrôle accrédité COFRAC. Nous intervenons sur toute la région Rhône-Alpes, spécialisé dans les contrôles techniques, périodiques et réglementaires pour les PME, les industries et les collectivités.
Nos équipes interviennent sur l’ensemble des prestations liées aux installations électriques :
- vérifications Consuel pour le raccordement au réseau ;
- vérifications initiales lors de la mise en service ou après modification structurelle ;
- vérifications périodiques annuelles ou bisannuelles ;
- certificats Q18 pour répondre aux exigences de votre assureur ;
- thermographie infrarouge Q19 pour détecter les échauffements anormaux ;
- vérifications des installations photovoltaïques ;
- vérifications des IRVE (infrastructures de recharge de véhicules électriques) ;
- vérifications des installations temporaires de chantier.
Au-delà de la vérification électrique, nous accompagnons nos clients sur l’ensemble de leurs obligations réglementaires : sécurité incendie, désenfumage, éclairage de sécurité, appareils de levage, équipements de travail. Un interlocuteur unique pour simplifier votre gestion de la conformité.
À l’année, ce n’est pas moins de 4000 clients qui nous font confiance. Nous ne sommes pas qu’un simple bureau de contrôle : nous sommes également une entreprise libérée, dans laquelle nos salariés sont engagés et investis.
Chez Acritec, nous croyons que la conformité réglementaire ne doit pas être une contrainte subie, mais un levier de sérénité. Notre rôle est d’apporter à nos clients la rigueur technique attendue, sans complexité inutile, avec des rapports clairs et un accompagnement humain.
Conclusion
La vérification des installations électriques n’est pas qu’une formalité administrative. C’est un acte de prévention qui protège vos collaborateurs, vos visiteurs, votre outil de travail et la pérennité de votre activité. Les enjeux sont à la fois humains, financiers et réglementaires.
Pour aborder ces contrôles avec sérénité, trois bonnes pratiques : anticiper le calendrier des vérifications, conserver et exploiter les rapports pour piloter la levée des non-conformités, et choisir un bureau de contrôle de confiance, capable d’accompagner votre entreprise dans la durée.
Vous avez des questions sur la vérification de vos installations électriques ? Vous souhaitez planifier votre prochain contrôle ? Contactez les équipes Acritec pour un devis adapté à votre activité et à vos installations. Nos contrôleurs interviennent dans toute la région Rhône-Alpes.
Sources : Code du travail (articles R.4226-14 et suivants), décret n° 2010-1016 du 30 août 2010, arrêté du 26 décembre 2011, arrêté du 24 septembre 2009 (ERP), arrêté du 30 décembre 2011 (IGH), référentiels APSAD D18 et D19, INRS, ministère du Travail.